Le radon: un gaz qu'on ne détecte que par la mesure
Le radon est un gaz radioactif naturel, incolore et inodore, qui s’infiltre dans les bâtiments depuis le
sol. On ne peut ni le voir ni le sentir: seule une mesure permet de connaître sa concentration. Le risque
sanitaire est réel — selon l’AFCN, le radon est responsable d’environ 480 décès par cancer du poumon par
an en Belgique.
La répartition est très inégale sur le territoire. L’AFCN identifie la Wallonie comme la zone belge la
plus concernée, en particulier les provinces ardennaises. La cartographie radon de l’AFCN montre par
exemple qu’environ 40 % des habitations de la province de Luxembourg dépassent 100 Bq/m³. La mesure se
fait avec un détecteur posé dans le logement sur plusieurs mois, pour lisser les variations saisonnières et
obtenir un résultat représentatif.
Sources :
AFCN — radon et cartographie · AFCN — cartographie radon (2022)
Le niveau de référence de 300 Bq/m³ et ce qu'il déclenche
Le cadre de référence est fixé par la Directive 2013/59/Euratom, transposée en Belgique: le niveau de
référence pour le radon est de 300 Bq/m³. C’est ce seuil que l’AFCN retient pour recommander des actions
correctives lorsqu’il est dépassé.
Il faut bien comprendre la nature de ce chiffre: c’est un niveau d’action, le point à partir duquel des
travaux de réduction sont conseillés, et non une frontière entre «sûr» et «dangereux». Le risque diminue à
mesure que la concentration baisse, donc viser une valeur la plus basse possible reste l’objectif. Concrètement,
la décision de traiter se prend sur la base d’une mesure fiable, et l’efficacité des travaux se vérifie par
une nouvelle mesure de contrôle une fois l’installation en place.
Sources :
Directive 2013/59/Euratom (via AFCN) · AFCN — niveau de référence radon
Réduire le radon: solutions techniques et variables de coût
La réduction du radon repose sur des solutions techniques ciblées selon les points d’entrée du gaz: la
ventilation sous dalle, le puisard radon (qui aspire le gaz sous le bâtiment et l’évacue avant qu’il
ne pénètre), et l’étanchéité des passages — joints de dalle, traversées de canalisations, sol de cave.
Le choix dépend de la configuration du bâtiment et du résultat de la mesure.
Le déroulé logique d’un chantier est: mesure initiale par détecteur sur plusieurs mois, analyse des résultats
et repérage des points d’entrée, travaux de réduction, puis mesure de contrôle pour confirmer la baisse
effective. Le coût varie selon la solution retenue et l’ampleur des travaux. Aucune source officielle ne
publie de tarif de référence pour la réduction du radon: toute estimation chiffrée doit donc passer par un
devis établi après analyse des mesures, et non par un prix annoncé à l’avance.
Sources :
AFCN — actions correctives radon