Pourquoi les gaines sont un point faible
Les gaines de ventilation posent un problème particulier pour le compartimentage : ce sont des
conduits ouverts qui traversent les parois résistantes au feu pour distribuer l’air dans tout le
bâtiment. En cas d’incendie, ces gaines deviennent des autoroutes pour les flammes et surtout les
fumées, qui peuvent passer d’un compartiment à l’autre par le réseau aéraulique, contournant des murs
par ailleurs résistants.
Le clapet coupe-feu répond à ce risque : c’est un dispositif inséré dans la gaine, au droit de la
paroi traversée, qui se ferme automatiquement quand la température monte. Une fois fermé, il rétablit
l’étanchéité de la paroi et bloque la propagation par le conduit. Cette prestation traite donc
spécifiquement les traversées de gaines — un objet distinct des portes (passage des personnes) et des
cloisons (parois pleines).
Maintenir le compartimentage suppose d’équiper toutes les traversées de gaines, pas seulement quelques-unes.
Repérage, dimensionnement et pose
L’intervention commence par un repérage : identifier toutes les traversées de gaines à travers les
parois coupe-feu. C’est une étape facile à sous-estimer, car ces passages sont souvent dissimulés dans
des faux plafonds ou des gaines techniques.
Vient ensuite le dimensionnement : chaque clapet doit correspondre à la section exacte de la gaine.
Un clapet sous-dimensionné ou surdimensionné ne ferme pas correctement et ne remplit pas sa fonction.
La pose sur gaine existante demande de découper le conduit, d’insérer le clapet et de calfeutrer la
traversée — une intervention qui se fait sans déposer tout le réseau.
Le travail se conclut par un plan de repérage des clapets et un rapport d’installation. Ce plan est
précieux : il localise chaque clapet pour les contrôles ultérieurs et matérialise ce qui a été posé. Les
clapets installés sont des produits certifiés ; cette certification porte sur le dispositif, pas sur
l’entreprise.
Conformité et contrôle dans le temps
Un clapet n’est pas un équipement qu’on pose et qu’on oublie. Sa valeur tient à sa capacité à se fermer
le jour où c’est nécessaire, ce qui suppose qu’il reste mobile et non bloqué. Un clapet ancien, rouillé
ou encrassé peut rester coincé en position ouverte sans que rien ne le signale : visuellement présent,
mais inopérant.
C’est pourquoi vérifier la conformité d’un parc de clapets ne se limite pas à constater leur présence. Il
faut tester la fermeture, vérifier l’état et le dimensionnement. Quand un clapet n’est plus fiable,
son remplacement s’impose. Ce contrôle s’inscrit dans le temps et rejoint la logique de maintenance des
équipements coupe-feu.
Le devis dépend du nombre de traversées, de la section des gaines et de l’accessibilité des points de
pose. Un prix dégressif s’applique souvent sur la quantité. Aucun tarif de référence officiel n’existe :
Vinteler établit le chiffrage après inventaire des passages.